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Taylor Brooks

Transcription anglais-chinois : guide complet des sous-titres

Apprenez à créer des sous-titres chinois précis à partir d'audio et vidéo en anglais grâce à ce guide clair et détaillé.

Introduction

La transcription et le sous-titrage de l’anglais vers le chinois sont parmi les tâches de localisation les plus subtilement complexes pour les créateurs de contenu, les monteurs vidéo et les coordinateurs de projets. En apparence, cela se résume à deux étapes simples : transcrire l’audio anglophone, puis le traduire en chinois. En réalité, ce processus se heurte souvent à des problèmes de décalage de timecodes, à des contraintes de stockage ou de politique interne liées au téléchargement des vidéos sources, à des débordements de lignes dus aux différences de longueur entre les langues, et à des contraintes propres à chaque plateforme comme YouTube, Bilibili ou autres.

Beaucoup de créateurs commencent encore par télécharger localement leurs vidéos pour en extraire les sous-titres manuellement, mais cette pratique devient de plus en plus problématique — notamment dans un cadre professionnel ou sur des projets client où les politiques internes ou d’hébergement interdisent le stockage hors ligne des contenus sources. Les workflows basés sur un lien direct (« link-first ») permettent non seulement d’éviter ces risques, mais aussi d’optimiser toute la chaîne, de l’audio jusqu’aux sous-titres bilingues prêts à être publiés.

Ce guide décrit un processus complet, conforme aux politiques, qui conserve intégralement les timecodes, les indications de locuteur et la mise en forme, pour produire des fichiers de sous-titres (SRT/VTT) prêts à être diffusés à l’international. Nous présenterons deux workflows fiables, les règles de format propres aux plateformes, des conseils pratiques pour le resegmentage, et enfin une check-list qualité avant la mise en ligne.


Problèmes fréquents lors de la création de sous-titres anglais-chinois

L’un des irritants récurrents pour les équipes de localisation est le décalage des timecodes après traduction. Même avec une transcription parfaite, le passage de l’anglais au chinois modifie la longueur des phrases, la segmentation et le rythme, ce qui rompt la synchronisation entre audio et sous-titres. La qualité de la traduction ne sert à rien si les sous-titres ne tombent pas au bon moment.

Autre difficulté souvent négligée : le respect des politiques internes. Télécharger les fichiers sources, même juste pour en tirer une transcription, peut introduire des risques de stockage et de conformité. Pour des équipes traitant du contenu réglementé, ce n’est pas qu’une question pratique : c’est un véritable enjeu de gouvernance. Les workflows basés sur des liens directs réduisent ce risque en permettant de travailler directement sur le média hébergé, tout en conservant les timecodes d’origine.

Les méthodes entièrement manuelles produisent aussi souvent des sous-titres désordonnés, sans repères clairs pour les locuteurs et avec des timecodes inutilisables. La correction de la segmentation et de l’alignement en post-production peut vite engloutir des heures de travail.


Deux workflows fiables

Le pipeline idéal dépend de votre type de contenu, de votre public cible et de vos ressources. Deux grands approches se distinguent.

Option A : Transcription automatique depuis lien + traduction automatique

Pour les contenus simples — interviews, conférences, cours magistraux avec un seul intervenant — les outils de transcription en ligne à partir d’un lien évitent tout téléchargement préalable. Collez l’URL YouTube ou le lien du fichier hébergé dans un outil de transcription link-first : vous obtenez rapidement une transcription anglaise propre avec le découpage par intervenant et des timecodes précis. La traduction automatique vers le chinois en préservant ces timecodes permet de produire presque instantanément des sous-titres bilingues.

Par exemple, en collant le lien d’une vidéo hébergée dans un outil de génération de transcription, vous démarrez avec un texte anglais parfaitement synchronisé. Ensuite, un traducteur automatique de sous-titres convertit le texte en chinois pour produire des fichiers SRT/VTT qui restent parfaitement alignés. Les éventuelles imperfections de traduction peuvent être corrigées en relecture, sans toucher au minutage original.

Ce workflow est optimal lorsque :

  • Les prises de parole sont nettes, sans chevauchement important
  • Les textes à l’écran sont absents ou simples à ignorer
  • L’objectif est la cohérence plutôt que la finesse narrative

Des services comme Fluen AI offrent des solutions similaires, mais exigent souvent un fichier SRT téléchargé. L’approche link-first reste plus légère et conforme.

Option B : Transcription anglaise → édition humaine → export des sous-titres chinois

Pour les contenus plus complexes — films, tables rondes, vidéos intégrant du texte à l’écran — il est judicieux d’insérer une étape de révision humaine entre transcription et traduction. Une fois le texte anglais généré, un éditeur ajuste la segmentation, pose les balises de locuteur et annote le texte affiché à l’écran. Cette version structurée est ensuite traduite en chinois, avec des consignes claires sur la longueur des segments pour garantir une lecture fluide.

Cette méthode permet :

  • D’intégrer la localisation culturelle et les expressions idiomatiques
  • De traiter humour, jeux de mots ou termes régionaux
  • De gérer séparément les éléments visuels ou écrits dans la vidéo

Bien que plus lente, elle assure des sous-titres riches en contexte et équilibrés visuellement, tout en évitant de devoir réaligner en urgence.


Formats de fichiers et exigences selon la plateforme

Choisir le bon format de sous-titres est essentiel pour une diffusion réussie. Le format SRT est le plus utilisé, car universel et facilement éditable ; le VTT propose des fonctions de style ; le STL, courant en télévision, est rarement utile en ligne.

Sur YouTube, un SRT bilingue peut afficher l’anglais sur la première ligne et le chinois sur la deuxième. Mais il n’existe pas de standard universel — les tests sont donc indispensables. Sur Bilibili, la saisie manuelle dans l’éditeur intégré est fréquente ; l’import d’un fichier SRT est possible, mais la gestion du bilingue diffère de celle de YouTube.

Pour un public sinophone, gardez en tête :

  • Chinois simplifié : Chine continentale et Singapour
  • Chinois traditionnel : Taïwan, Hong Kong et communautés outre-mer

Une vidéo peut nécessiter les deux variantes. La plateforme et la localisation de votre audience détermineront si vous devez produire une version unique ou doublée.


Conseils pratiques pour le resegmentage et la localisation

Le texte chinois occupe en général plus de place qu’un texte anglais équivalent : reprendre tel quel les segments anglais ne fonctionne pas toujours. Idéalement, le resegmentage se fait dès la transcription, pas après la traduction, pour adapter la densité des caractères dès le départ.

Restructurer manuellement prend du temps ; les fonctions de resegmentage par lot peuvent vous en faire gagner beaucoup. Dans mon expérience, j’utilise souvent un outil de resegmentage automatique qui redistribue le texte selon des règles prédéfinies — l’idéal pour respecter les limites de longueur tout en conservant les timecodes.

Quelques astuces :

  • Placer systématiquement les noms des locuteurs au début du segment, et les traduire si nécessaire
  • Traiter séparément les éléments visuels/textes intégrés pour alléger les lignes de dialogue
  • Respecter la longueur maximale fixée par la plateforme (YouTube : ~35–40 caractères ; Bilibili : légèrement moins)
  • Exporter séparément les versions traditionnelle et simplifiée pour éviter les problèmes de conversion

Check-list qualité avant publication

Avant toute publication, la synchronisation est une priorité absolue : sans un minutage précis, la qualité de traduction est inutile. Vérifiez chaque segment pour :

  • Respect des timecodes du début à la fin
  • Ruptures de ligne cohérentes, sans caractère isolé
  • Localisation correcte des dates, unités de mesure, noms propres
  • Lisibilité en condition réelle (testez sur la vidéo elle-même)
  • Cohérence du bilingue, avec correspondance exacte entre les lignes anglaises et chinoises

En équipe, clarifiez la propriété des fichiers. Utilisez des espaces de travail partagés ou un versionnage pour éviter d’écraser des synchronisations déjà validées. Les fonctions collaboratives assurent que plusieurs éditeurs travaillent sans créer d’exports contradictoires.


Étude de cas : transformer une interview de 30 minutes pour un public chinois

Dans un projet récent, une équipe devait diffuser en Chine une interview de 30 minutes en anglais sans télécharger la vidéo originale. Voici le workflow suivi :

  1. Insertion du lien vers la vidéo hébergée dans un outil de transcription avec conservation des timecodes, générant un texte anglais avec identifiants des locuteurs.
  2. Application de règles de resegmentage pour réduire la longueur des lignes et faciliter la lecture en chinois.
  3. Traduction automatique en chinois simplifié, puis relecture humaine pour affiner les expressions idiomatiques.
  4. Export des SRT bilingues : ligne 1 anglais, ligne 2 chinois.
  5. Test sur YouTube et Bilibili, avec ajustement des coupures selon les contraintes propres à chaque plateforme.

Résultat : des sous-titres prêts à publier, parfaitement alignés sur les deux plateformes, livrés en moins d’une journée, sans enfreindre les politiques médias ni gérer de stockage local.


Conclusion

La transcription anglais-chinois ne se limite pas à traduire des mots : il s’agit de préserver la précision des timecodes, la segmentation et la lisibilité visuelle dans deux systèmes d’écriture ayant des densités différentes. Qu’il s’agisse d’un workflow automatisé link-first ou d’une approche avec édition humaine, l’essentiel est d’intégrer le resegmentage et les contraintes des plateformes dès le départ.

Recourir à des outils conformes aux politiques et conservant les timecodes dès la transcription permet d’éviter les téléchargements locaux, les sous-titres désordonnés et les problèmes d’alignement. Avec une édition structurée et une localisation attentive, vos exports — en chinois traditionnel comme simplifié — toucheront efficacement votre public et resteront parfaitement synchronisés du début à la fin.


FAQ

1. Pourquoi éviter de télécharger les vidéos sources pour transcription ? Le téléchargement peut enfreindre les conditions des plateformes, créer une gestion complexe des fichiers et poser des problèmes de conformité — surtout pour les projets client ou réglementés. Travailler à partir de liens directs supprime ces risques.

2. Comment conserver les timecodes lors de la traduction en chinois ? Effectuez le resegmentage avant la traduction : modifier la structure après coup entraîne souvent des décalages.

3. Dois-je fournir des sous-titres en chinois traditionnel et simplifié ? Si votre audience couvre à la fois la Chine continentale et des régions comme Taïwan ou Hong Kong, oui — produisez les deux pour maximiser la portée et éviter les erreurs de compréhension.

4. La traduction automatique gère-t-elle les tournures idiomatiques ? Elle excelle en rapidité et cohérence, mais gagne à être relue par un humain quand le texte comporte humour, nuances culturelles ou expressions complexes.

5. Quel format de sous-titres privilégier pour YouTube et Bilibili ? Sur YouTube, le SRT bilingue fonctionne bien pour afficher deux langues ; sur Bilibili, vérifiez la gestion des segments bilingues ou prévoyez des fichiers séparés pour chaque langue.

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